Mittwoch, 26. April 2017

KPR-3: Jour 19 | Leisnig – Döbeln


Après mon passage chez le peintre Karlheinz Münzner et sa femme Catherine, après avoir écouté passionnément leurs récits sur l‘Allemagne de l’Est : la cohabitation avec l’occupant russe, le sentiment d’unité dans la DDR, l’interdiction de posséder une voiture, d’apprendre un instrument de musique ou encore de suspendre un tableau aux parois. Je reprends la route et pense aux sujets des frontières et de la liberté. Pour les allemands de l’Est, après la chute du Mur, ils étaient déstabilisés face à cette « liberté » soudaine. Peur face à l’étranger, face à l’inconnu. C’est pour cela aussi que les gens me perçoivent avec une certaine distance ou un certain respect.



Ok, je comprends un peu mieux, mais ce n’est pas très réjouissant. Tant pis, fais ton chemin.
A Döbeln, je passe au musée de la ville et à la petite galerie. La directrice, qui a fait du cabaret durant l’époque de la DDR, se prend au jeu, à mon jeu. Peu avant, je m’arrête dans une boulangerie et reprends des forces. Trois jeunes gars venant de Hongrie mendient quelques sous pour payer leur billet de train pour retourner à Dresde. Ils parlent quelques mots d’allemand et tentent de montrer un billet où un texte est écrit. Je leur offre de quoi se rassasier. Ils m’expliquent qu’ils ont faim, dorment sous tente et ont froid. Je leur souhaite du courage, serre les mains et poursuit ma route.

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