Montag, 5. Juni 2017

KPR-3 : Jour 59 | Bratislava – Samorin

Je quitte cette « Big small city » après avoir interviewé Milos qui m’a apporté un petit-déjeuner copieux : 1 litre de jus d’orange, 1 grappe de bananes, 1 yogurt grec, 2 gâteaux de mariage (pâtisseries slovaques ). A propos de couple, Milos travaille avec un artiste catalan et à eux deux, ils forment « Miroir Noir ». Ils réalisent des peintures ensemble. Un tableau à 4 mains. Milos m’explique en français, leur rencontre, leur travail, leurs crises, leurs retrouvailles. Chacun a cependant une femme ou une copine mais quand « Miroir Noir » se rencontre et travaille, il n’y a plus que « leur couple » qui compte. Leur peinture me fascine. Milos m’accorde une heure et demi de pensées, de réflexions.



Puis je prends mes affaires et hop en avant Marinka. Je traverse la vieille ville en passant par l’Ambassade Suisse pour les remercier, malheureusement, personne. Puis je laisse le quartier touristique pour la périphérie en pleine construction. Industrie et grands bâtiments internationaux défendent le côté cosmopolite de la ville. Puis j’arrive dans un immense espace, celui de l’hôpital et juste à côté un bâtiment hautement sécurisé, l’empire de l’industrie : Slovanet. Je comprendrai bien plus tard de quoi il s’agit. Ma carte digitale me monte une possibilité pour traverser cette zone. Il faut d’abord entrer par une sorte de « gate » où il faut prendre un ticket (comme pour le métro) mais la réceptionniste me dit que je dois prendre rendez-vous d’abord. Elle me donne un numéro et j’attends. Puis arrive mon tour, j’entre par la porte 112 et je suis en face d’une jeune fille derrière son bureau. C’est quasiment un bureau de passeports car il y a un appareil photo fixé en face du siège où je dois m’asseoir. On rigole toutes les deux, je lui demande si je peux traverser cette zone. Elle me dit que je dois d’abord avoir un rendez-vous et rendre visite à ce rendez-vous. Situation hautement absurde. On rigole et je la quitte en lui expliquant que je prendrai un autre chemin, une autre route pour contourner cet empire. Je me retrouve sur la zone de déchetterie, à travers champs (ce qui me causera des rougeurs sur les jambes). Longue marche sur du goudron pour finalement longer le Danube.Ah, j’oubliais, après avoir tellement ri de mon ignorance concernant ma tentative d’infraction dans l’Empire, je me suis prise un poteau sur la tête (comme dans les dessins animés, avec le bruit et tout).



Le soir j’arrive à Samorin. J’ai une adresse « At Home Gallery » située dans une synagogue. Quelle chance, le couple Susanne et Csaba sont là et m’offrent l’hospitalité . Je visite l’exposition dans cette synagogue entièrement restaurée pendant 22 ans. Enorme travail de ce couple qui s’engage à organiser des expositions dans cette petite ville en amenant l’art contemporain dans la région. Respect et félicitations, surtout quand j’apprends que le système est encore corrompu : des décennies de communisme ont détruit la pensée et l’économie, le terme liberté est encore fragile.

HOME GALLERY, Simorin


Je les encourage à continuer, à se battre. Dans leur espace il y a des résidences d’artistes, d’écrivains et une scène dans le jardin qui accueille des concerts de musique. Et puis j’ai la chance de faire la connaissance de Paul, écrivain allemand qui voyage beaucoup et qui s’est installé là pour deux mois.

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