Samstag, 13. Mai 2017

KPR-3: Jour 36 | Košetice – Pelhřimov

Je quitte cette famille chaleureuse qui m’a fait tant de bien. Ce couple à lui seul gère une scierie et construit des maisons. Chapeau ! Je résumerais peut-être maintenant mon expérience tchèque :

-    Les gens me regardent en passant mais avec une certaine indifférence. Je me pose la question pourquoi ? Soit mon « dobryden » fait tellement tchèque, qu’ils me prennent pour l’une d’entre eux. Soit, ils ne voient aucun intérêt à ce projet. En effet, quelle idée de se mouvoir par les pieds, si on a une voiture ? D’ailleurs, je ne rencontre aucun randonneur. Je ne sais pas …

-    Quête des artistes : en rase campagne, plus difficile. Voici les questions qui m’envahissent alors : Est-ce qu’il n’y en a pas ou peu ? Ou ne se connaissent-ils pas entre eux ? Ou n’ont-ils juste pas la possibilité d’exercer leur art ? (autres priorités) Tous les artistes sont-ils en ville ? Probablement  que mon texte tchèque est peu compréhensible ? En fait, c’est sûrement un peu de tout ça ! Mais je ne désespère pas.

-    Mes stratégies : je regarde les maisons, les gens… A la recherche d’indices qui démontre un intérêt pour la culture. Je deviens une adepte des lieux publics. Je teste les centres d’informations touristiques, les restaurants, les vinothèques, les magasins, les hôtels, ... mais sans grand succès ... Quand on ne comprend pas une lague, on se tient à ce que l’on reconnait, les apparences. Je regarde l’architecture, les matériaux, les couleurs, ...

-    Peut-être que je suis à fond dans les clichés mais certains aspects ne trompent pas.



Et ce soir, je dors à côté d’un artiste. J’ai remarqué des « drifting » (peintures sur le mur de la maison), des couleurs comme carreaux, entre autres choses. J’ai demandé si c’était la maison d’artiste : Eh bien oui ! Malheureusement, il n’est pas là ! La voisine me donne son contact. Je tente le tout pour le tout. Je pars en ville à sa recherche, comme à une chasse aux trésors. Rien à faire. Je dormirai quand même ici, à côté de son atelier, à côté de son monde que j’aurais aimé découvrir. 

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