Rizières, espressi dans le café du coin, atmosphère étrange. Il est tard et je n’arriverai pas à atteindre ma destination, meme si je vois au loin la centrale nucléaire qui me parait accessible… je n’y arrive pas. Il fait nuit. Je m’arrete dans une sorte d’immense ferme (demeure ranch pour des cavalli) et frappe. Je demande si je peux camper pour une nuit. Laslao, jeune électricien bolivien, m’accueille à bras ouverts et me dit que je dois dormir dedans, sur le canapé. Très attentionné, meme s’il est beaucoup plus jeune que moi, il agit comme un grand frere bienveillant. Il y a encore deux autres sud-américains qui sont là, tous travaillent pour la centrale nucléaire. Ils sont là dans un 2 pièces pour un temps restreint. Laslao en m’invitant, prend quelques risques et se méfie de la réaction du «leader-boss» s’il apprenait la situation.